Paradisier de Keraudren

Phonygammus keraudrenii

Équipe éditoriale d'Avilumen ·

Paradisier de Keraudren
Photo : Richard Bowdler Sharpe · Public domain

Le Paradisier de Keraudren est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Paradisaeidae.

Le Paradisier de Keraudren (Phonygammus keraudrenii anciennement Manucodia keraudrenii) est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Paradisaeidae.

Nomenclature

Lesson & Garnot, 1826, avaient originellement nommé cette espèce Barita Keraudrenii en honneur à Pierre F. Keraudren, Inspecteur Général du service médical de la Marine Française et ont instauré le genre Phonygammus qui tire sa racine du grec (phone : voix et gamma : gamme).

Distribution

Espèce largement répandue à travers la Nouvelle-Guinée et quelques îles voisines mais dans une distribution discontinue, en taches plus ou moins importantes, et correspondant

globalement aux différentes sous-espèces. Une sous-espèce est également présente dans la péninsule du Cap York et dans deux îles adjacentes en Australie.

Sous-espèces

D'après la classification de référence (version 14.2, 2024) du Congrès ornithologique international, cette espèce est constituée des neuf sous-espèces suivantes (ordre phylogénique) :

P. k. keraudrenii (Lesson & Garnot, 1826) — ouest de la Nouvelle-Guinée : Vogelkop (ouest des monts Tamrau et monts Arfak), ouest des monts Fakfak, monts Weyland.

P. k. neumanni Reichenow, 1918 — centre-nord-est de la Nouvelle-Guinée (monts Bewani et Torricelli, Lordberg, Schrader, rivières Sepik, Jimi et Baiyer).

P. k. adelberti Gilliard & LeCroy, 1967 — nord-est de la Nouvelle-Guinée (monts Adelbert).

P. k. purpureoviolaceus A. B. Meyer, 1885 : est de la Nouvelle-Guinée (Kuper, aire de Wau et monts Owen Stanley).

P. k. hunsteini Sharpe, 1882 — îles d'Entrecasteaux (Fergusson, Goodenough, Normanby).

P. k. jamesii Sharpe, 1877 — îles Aru, sud de la Nouvelle-Guinée, au sud d’une ligne reliant la rivière Mimika à l’ouest et Port Moresby à l’est, avec les îles Boigu et Saibai dans le détroit de Torrès.

P. k. gouldii (G. R. Gray, 1859) — extrême nord et est de la péninsule du cap York avec les îles adjacentes Albany et Mai, Australie (Ottaviani 2012).

Habitat

Son milieu de prédilection est la forêt intérieure et les épais buissons où il garde le couvert végétal. Il apparaît plus rarement à la lisière des forêts, dans les clairières ou les jardins.

Alimentation

Il recherche activement insectes, baies et fruits, avec une préférence pour les figues (Frith & Frith 2009). Ottaviani (2012) confirme la consommation de Ficus destruens et répertorie une autre plante, photo à l’appui, une sapotacée du genre Palaquium.

Mœurs

Il fréquente la couronne des grands arbres, souvent en couples, en groupes ou même avec d’autres oiseaux. Il est généralement difficile à observer et plus souvent entendu que vu. Son camail de plumes effilées n’est distinctif qu’à proximité. Malgré son mode de vie effacé, il est d’une nature plutôt curieuse, si bien que de nombreux piégeurs l’ont collecté en grands nombres par simple imitation de son cri (Gilliard 1969).

Voix

Le terme anglais « Trumpet Manucode » provient de la résonance particulière de son cri. Le nom indigène « caloo-caloo » n’est autre que la transcription phonétique de son cri.

Parade nuptiale

Pendant la parade, qui se passe généralement sur une grosse branche horizontale à une dizaine de mètres de hauteur, le mâle (que l’on identifie à sa plus grande taille), se tourne vers la femelle et abaisse fortement le corps contre le perchoir. Puis il se relève légèrement, déploie les ailes, gonfle les plumes du corps et lance un kraughhhhh puissant, discordant et étiré. Puis il affine son plumage et replie les ailes. Enfin, il se rapproche de la femelle qui, le plus souvent, s’envole vers une autre branche où elle est immédiatement rejointe jusqu’à ce que l’accouplement ait lieu (Gilliard 1969).

La parade nuptiale n’avait jusqu’alors jamais été photographiée mais Ottaviani (2012), grâce à un cliché unique de Philippe Verbelen, a pu combler cette lacune.

Nidification

Le nid de ramilles et de sarments de vigne sauvage est fixé dans une enfourchure bien dissimulée dans les frondaisons jusqu’à 20 m de hauteur. Il contient deux œufs rosé pâle striés et tachés de brun-rouge, de gris et de gris-violet (Gilliard 1969).

Statut

L’espèce est peu commune et sporadique dans les îles Aru, également sporadique en Nouvelle-Guinée avec des populations isolées sur la côte nord. La population australienne,

en raison d’une limitation de son habitat, est très disséminée (Frith & Frith 2009).

Bibliographie

Frith, C. B. & Frith, D. W. (2009). Family Paradisaeidae (Birds of Paradise). In del Hoyo, J. Elliott, A. & Christie, D. Handbook of the Birds of the World. Bush-shrikes to Old World Sparrows. Volume 14. pp. 404-459. Lynx Edicions, Barcelona.

Gilliard, E. T. (1969). Birds of paradise and Bowerbirds. Weidenfeld & Nicolson, New York.

Ottaviani, M. (2012). Les Oiseaux de Paradis – Histoire Naturelle et photographies, 320 pages. Editions Prin, France.

Texte adapté de Wikipedia · CC BY-SA 4.0

Où il vit

Couleurs du plumage

Taxonomie

Genre
Phonygammus
Statut de conservation
Préoccupation mineure

Écoutez son chant

Pas encore d'enregistrement

Galerie d'illustrations

6 illustrations de Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) dans des styles différents, fidèles à son plumage réel. Affichées avec filigrane ; le pack d'art contient les originaux haute résolution, prêts à imprimer.

  • Illustration Aquarelle : Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren)
    Aquarelle
  • Illustration Planche ancienne : Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren)
    Planche ancienne
  • Illustration Encre : Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren)
    Encre
  • Illustration Huile : Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren)
    Huile
  • Illustration Réaliste : Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren)
    Réaliste
  • Illustration Crayon de couleur : Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren)
    Crayon de couleur

Illustrations d'après la photographie de Richard Bowdler Sharpe (Public domain), sur Wikimedia Commons.

Éditions numériques

Pack d'art numérique HD — Paradisier de Keraudren

Téléchargement numérique : 6 illustrations haute résolution du Paradisier de Keraudren (Phonygammus keraudrenii), prêtes à imprimer. Fichier numérique ; aucun animal ni objet physique n'est inclus.

1,99 $US

Avatar IA — Paradisier de Keraudren

Générez un avatar fusionnant votre visage avec le Paradisier de Keraudren (Phonygammus keraudrenii). Livraison numérique en 8K, sans filigrane. Produit numérique ; aucun animal n'est vendu ni intermédié.

4,99 $US

Téléchargement immédiat. Aucun oiseau vivant n'est vendu.

Questions fréquentes

Quel est le statut de conservation de Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) ?
La Liste rouge de l’UICN classe Phonygammus keraudrenii, dont le nom courant est Paradisier de Keraudren, dans la catégorie « Préoccupation mineure ». « Préoccupation mineure » signifie qu’elle n’est pas menacée actuellement.
Où vit Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) ?
Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) se rencontre dans les régions suivantes : Indonésie.
À quelle famille appartient Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) ?
Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) appartient à la famille des Paradisaeidae, dans l’ordre des Passeriformes.
De quelle couleur est Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) ?
Le plumage de Phonygammus keraudrenii (Paradisier de Keraudren) associe les couleurs suivantes : Vert et Noir.

Autres de la même famille